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L’envers du décor pour les réunionnais

MON PARCOURS PROFESSIONNEL

Dans l’ensemble, j’ai eu une scolarité tout à fait normal jusqu’en 3ème. C’est à partir de là que tout commence :

Le professeur te demande de choisir ce que tu veux faire plus tard. Il y a alors milles et une question qui te passe par la tête.

Dans mon cas, les C.I.O. (conseiller d’information et d’orientation) n’étaient pas là pour t’encourager mais plutôt pour choisir un métier à ta place.

En 3ème

Je voulais aller dans une filière professionnelle mais mon professeur m’a dit non. Il m’encourageait plutôt à aller dans une seconde générale car j’avais une bonne moyenne. Or, mon but était de pouvoir avoir de l’expérience dans le monde du travail.

A chaque vœux que je mettais sur le papier, il était refusé !

Une chose qui me marquera à vie : ce sont toutes les personnes de ma classe qui avaient eu des blâmes. Ceux qui avaient eu des heures de colles, des conseils de discipline. Ou bien ceux qui avaient eu des exclusions de cours et des exclusions de l’établissement. Ils ont étaient admis pour leur vœux d’affectation en voie professionnelle.

Le dernier jour d’école

En sortant du collège, tout le monde avait un papier blanc à la main, sauf les personnes comme moi. On avais reçu un papier de couleur rose et on n’était pas admis dans aucun des lycées qu’on avait souhaité. Ce jour là, je suis sortie en pleurant avec mon téléphone à la main. Je téléphonais ma tatie pour l’annoncer que je n’étais admis pour aucun des vœux que j’avais choisi. Je tremblais, je pleurais, j’avais peur. Pour moi à ce moment là, c’était fini…

Ce qui s’est passé ensuite

Ma tante et ma marraine sont venus me voir en me disant que ce n’était pas possible. Ils m’ont dit qu’il y avait sûrement une erreur, et que tout allait s’arranger. Mais quand ils ont vu mon état et le papier où s’était écrit « REFUSER » (en gros, « bonne chance »), ils étaient fou de rage et énerver.

On est monté voir le proviseur d’un lycée pour essayer d’avoir une place. Mais aussi pour essayer de comprendre ce qui s’était passé. Malheureusement, on a pas pu avoir un entretien car il fallait prendre rendez-vous. Et malgré avoir pris un rendez-vous, elle a décliner

Après des larmes et de la dépression, on n’a finalement trouver une place dans une MFR (Maison Familiale et Rurale).

MON CAP PETITE ENFANCE

A la base, ce n’était pas une filière que je voulais mais je n’avais pas le choix. C’était quelque chose que je n’aimer pas, j’étais obliger d’y aller pendant deux ans ! Au fil du temps, j’ai réussi à apprécier la filière. J’en suis ressorti avec un diplôme, 16/20 de moyenne générale et major de promotion. J’étais vraiment fière de moi mais mon calvaire a recommencé avec la poursuite de mes études.

LE BAC PRO

A la suite de mon CAP, il s’est passé exactement la même chose qu’y s’est produite après mon brevet. On a était obligé de nous prendre en pitié, de mettre la pression, et de rencontrer le directeur… Comme j’y avais fait mon stage, ça m’a ouvert une chance. J’ai donc pu faire mon BAC .

En parallèle à cela, je mettais inscris à un concours d’aide-soignant avec l’ensemble de ma classe. Nous avions eu l’aide d’une intervenante extérieure (professionnelle de la santé). Elle nous a dit de lui envoyer un mail afin de préparer notre dossier. Pas de retour de mail à ce jour. Tout les dossiers d’inscription de notre classe pour le concours ont étaient refusés!

Ne me demandais pas pourquoi, je cherche toujours la réponse.

L’APRÈS BAC

On y vient avec une phase plus importante de ma vie que je tiens à vous écrire. Pour que certains comprennent bien les choses, voici la suite de mon raisonnement !

Après le BAC, j’ai chercher mon premier emploi à la Réunion. J’ai chercher aussi des stages dans le domaine de la vente, de la petite enfance, ou du bien-être…

J’ai donc trouver un emploi dans magasin de vente de produits bios où il y avait que des métropolitains et peut être quelques créoles. Pour ma part, j’ai dû abandonner. On ne peut pas travailler avec de la pression « H24 », dans un travail où on te surveille dans les caméras, où on te harcèle chaque soir pour savoir si quelque chose a était faite, où on t’accuse de vol alors qu’avec le stress qu’on te met, tu as juste oublié un chèque dans la machine sans faire exprès. Bref, où l’on t’intimide en public.

Mais il y a aussi d’autres problèmes tel que le financement pour les formations et les places disponibles pour les postes !

J’explique :
– quand tu te rend à Pôle Emploi;
– que tu leur dit ce que tu veut faire réellement;
– lorsque c’est quelque chose de concret;
– que ça soit pour une formation ou un stage peu importe;
– que tu as déjà téléphoner les organismes et qu’ils te disent oui;
– et qu’il te reste juste à trouver un financement auprès de Pôle Emploi…

Voici ce que Pôle Emploi te répond :

Non, ce n’est pas fait pour toi ! De toute façon, il n’y aura rien pour toi à la Réunion ! Part en France ! Si tu veux rester à la Réunion, et bien, le seul travail que tu es sûr d’avoir ce sont des petits contrats en mairie ou du travail au noir !

Franchement, il y a de quoi se poser des questions !

LE CNARM

Oui effectivement, ça m’énerve (et peut-être vous aussi) d’entendre qu’il n’y a pas de travail à la Réunion pour les réunionnais alors que les métropolitains qui arrivent ont tout suite une place. Je trouve ça injuste ! Concernant le CNARM, j’ai assister à une réunion dans le cadre de ma scolarité. On nous a informer que les billets étaient simplement des allers et que si tu ne trouve pas de travail, tu te « démerde » car ils ne payerons pas de billet-retour ! A noter, le CNARM vous aide à vous envoler mais arriver sur place tu dois te débrouiller sans eux.

Voilà pourquoi moi je trouve ça vraiment dégueulasse de délaisser les jeunes comme ça, de leur faire croire qu’ils auront un soutien etc… Ce n’est pas tout le monde qui a de la famille (que ce soit à la Réunion ou bien en Métropole), ce n’est pas tout le monde qui peut s’acheter un billet d’avion, ce n’est pas tout le monde qui sait exactement quel profession exercé. En parlant du CNARM, j’ai fait quelques recherches sur la possibilité de revenir à la Réunion. Je vous laisse le découvrir !

Ce qu’ils disent :

Avec le dispositif « Retour au Peï » le CNARM prend en charge le :

  • Billet d’avion retour pour le candidat .
  • Sous réserve de contrat de travail CDI ou CDD/Intérim (6 mois).

https://www.cnarm.fr/actu/reportage/2019/12/05/le-cnarm-innove-avec-le-retour-au-pei,le-cnarm-innove-avec-le-retour-au-pei,214.html

Une seul question : pourquoi nous envoyer en France ?

A première vu, le chômage est partout ! J’en n’est marre d’entendre que ceux qui ont réussi, sont ceux qui ont bouger leur cul ! Excusez-moi encore une fois mais ce n’est pas tout le monde qui passe par les mêmes chemins, et ce n’est pas tout le monde qui a de la famille pour les aider ou pour les encourager dans leur projet professionnel.

A vrai dire, sachez que les difficultés sont pour tout le monde mais pas dans les mêmes proportions. Personnellement, je n’ai pas de travail et pourtant je suis pas rester assis a attendre qu’un travail tombe dans mes mains !

ARRÊTEZ DE JUGER LES GENS OU LES PERSONNES QUI N’ONT PAS DE TRAVAIL CAR VOUS NE SAVEZ STRICTEMENT RIEN DE LEUR PARCOURS !

Cependant, je ne veux pas généraliser mon cas car je sais aussi que certains ne font vraiment rien pour s’en sortir. D’ailleurs, je voudrais revenir sur un truc qui reviens souvent :

Les réunionnais sont racistes des métropolitains car on les appelle les « zoreils »

REVENONS UN PEU EN ARRIÈRE !

Le terme se serait propagé dans l’ensemble des DOM-TOM […]. Il y a plusieurs hypothèses…

– Les Métropolitains tendent l’oreille pour comprendre la langue créole.

– Quand les Métropolitains débarquent à la Réunion, leurs oreilles deviennent rouges du fait de la chaleur tropicale. Cette hypothèse rejoint celle de Robert Chaudenson.

– Le mot pourrait aussi venir du mot Tamoul « durhei » qui veut dire Maitre (il y avait des travailleurs tamoul dans tous les DOM-TOM)

Parce qu’anciennement, lorsqu’ils venaient de France métropolitaine, c’était pour espionner la population locale en laissant traîner leurs oreilles et en rendre compte à Paris.

https://fr.wiktionary.org/wiki/zoreille

PETIT RAPPEL

Pour celles et ceux qui ont la mémoire un peu courte et qui utilisent un peu trop souvent le mot raciste :

Sachez que le mot racisme est apparu lors de la première guerre mondiale, quand ont discriminer une communauté à cause de leurs origines ou de leurs idées.

VENONS EN AU FAIT

De nos jours, ce n’est plus possible d’employer le mot raciste ou le mot racisme afin de justifier des désaccords sociétaux.

Pour ma part, les pouvoirs publics réunionnais participent indirectement à cette haine entre communautés, et privilégient l’intégration des ressortissants métropolitains alors que la population réunionnaise est en capacité suffisante pour répondre aux besoins de l’île !

D’ailleurs, autre point important pour les futurs diplômés, ne laissez pas le système vous formater ou vos parents décider a votre place. Peu importe ce que vous faites, restez concentrer sur vos rêves et vos passions, ne courrez pas après l’argent car l’argent ne vous rendra pas heureux.

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